
Artificialisation(s) Journée d'étude et d'échanges le 11 juin à Technolac
Après-midi d'étude et d'échanges sur le thème de l'artificialisation le 11 juin avec 3 sessions réunissant scientifiques et acteurs de terrain à l'université de Savoie sur le campus du Bourget.
Journée d’étude et d’échanges
Jeudi 11 juin 2026, de 14h à ~18h - Campus de l’Université Savoie Mont Blanc

Idée générale
Entre l’agglomération de Chambéry et le lac du Bourget, la plaine de la Leysse est déjà largement artificialisée : depuis l’après-guerre, les terres naturelles et agricoles y ont largement régressées (voir cette éclairante comparaison à 70 ans d’écart).
Dans ce contexte géographique déjà très contraint, le projet d’extension de la ZAC Savoie Technolac questionne sur les impacts actuels et futurs que l’artificialisation fait peser sur le milieu et ses habitants.
Croisant des connaissances et des expériences diverses, cette journée est organisée pour mieux connaître l’histoire des lieux, mieux comprendre la situation actuelle et inciter à imaginer des perspectives futures pour le territoire.
Programme
Aperçu général
L’après-midi s’organise avec un premier moment (environ 2h30-3h) où se mêleront des temps en salle (3 “sessions” d’environ 40 min. chacune) et des temps en extérieur (2 “pauses” d’environ 20 min. chacune), et un second moment d’arpentage de la plaine de la Leysse (“balade naturaliste” d’environ 1h).
Nous démarrerons à 14h, et terminerons par un buffet apéritif à partir d’environ 17h45-18h (une partie du programme est évidemment soumis aux aléas météo du moment…).
Détails de l’après-midi
Session 1 : Histoire des sols et des écosystèmes
Jacky Girel, écologue, ingénieur de recherche CNRS à l’UGA, EDYTEM, et un·e Naturaliste des terres
L'état et le fonctionnement actuels de la plaine de la Leysse sont le résultat d'une longue histoire où s'entremêlent des dynamiques "naturelles" (écologiques, géologiques, hydrologiques, géomorphologiques...) et des dynamiques anthropiques (sociologiques, géographiques, historiques, économiques...). Le but de ce temps est de mieux comprendre l'évolution des sols de la plaine de la Leysse, et, à travers ça, de remettre en perspectives les enjeux actuels liés à l'usage des lieux.
~14h20-14h40 : pause à la forêt-friche
Session 2 : Foncier et agriculture
Carine Pachoud, géographe, à l’INRAE de Toulouse et Quentin Degrange, du GAEC La Goëttaz, agriculteur
Dans le conflit actuel autour de la ZAC3, comme dans de nombreux autres lieux, se cristallisent, notamment, des tensions entre des visions divergentes de la place de l'agriculture dans la société : agro-industrie globalisée très impactante pour l'environnement mais accessible au plus grand nombre VS agro-écologie locale plus respectueuse mais qui peine à nourrir plus qu'une population de classes aisées. Ce temps aura donc pour idée de comprendre les impacts de l'artificialisation des terres sur l'autonomie alimentaire du territoire.
~15h20-16h00 : pause à la forêt-verger
Session 3 : Société et controverses
Mikaël Chambru, enseignant-chercheur à l’UGA, Gresec/ITTEM, Gérard Blanc, membre du collectif CPAT et Nicolas Mercat, maire du Bourget-du-Lac
Comme on le constate dans la plaine de la Leysse, les conflits liés à l'usage de terres pour des activités aussi peu compatibles entre elles que le sont l'agriculture d'un coté et les activités secondaires et tertiaires de l'autre, révèlent la façon dont nos sociétés régulent ces tensions. Entre d'un coté la volonté de favoriser l'autonomie alimentaire du territoire et de ses habitant·e·s, et de l'autre celle de voir se développer une économie et des emplois, nous explorerons ici comment se confrontent des visions différentes du futur de nos territoires.
~17h - 18h : promenade naturaliste sur le terrain
Un buffet-apéro (à partir des produits des fermes environnantes) sera proposé à l’issue de la ballade
Il s'agit d'emmener celles et ceux des participant·es qui le souhaitent sur le site qui serait impacté par la ZAC3 pour une déambulation où l'on observera, écoutera, touchera, sentira. Avec l'idée de méler des échelles de temps et d'espace variées, et d'illustrer la richesse du vivant et du milieu physique, et de leurs interactions, on mobilisera des notions de géomorphologie, d'écologie, de biologie, de géographie ou encore d'histoire afin de mieux "sentir et connaître" les lieux. Une façon de faire résonner les connaissances avec les attachements aux lieux.
Publié le : 15 mai 2026 17:23
Collectif Pour un projet Agricole à Technolac

