
Le Val de Suse met en échec les chantiers du TAV et la répression !
Le 25 juillet dans le Val de Suse, 20 000 personnes en manifestation, divisé-es en plusieurs cortèges ont attaqué les chantiers du TAV physiquement et symboliquement ! Le mouvement NO TAV est bel et bien vivant et fait toujours peur à l'état italien !
Chantiers attaqués, autoroute fermée, train bloqué !
Aux chantiers de Salbertrand et de San Didero des slogans chantés, des barbelés arrachés, des banderoles déployés, des voies de trains bloquées. Les forces de police repousseront les manifestant-es.
C'est à Chiomonte que l'attaque sera la plus spectaculaire et efficace. Un premier cortège occupera et bloquera l'autoroute, tout en soutenant un second cortège, plus petit et plus déterminé, qui fera tomber les portes et prendra d'assaut le chantier. [1]
Des voitures de flics et des infrastructures du chantier ont été incendiés. L'état italien revendique 120 policiers avec des bobos.
Plus d'un 1millions d'euro de dégât. Telt, l'entreprise qui effectue les travaux, a déclaré qu'il s'agissait de la « pire attaque sur les chantiers depuis 2011 ».
Au delà de l'efficacité matérielle, ces actions auront réussi a remettre la question No TAV au premier plan médiatique et politique italien !
Répression et réaction politique !
En amont du festival Alta Felicita, des arrêtés visant a interdire la vente d'alcool en contenant ont été prit par les autorités pour mettre la pression économique sur les commerces de la vallée (c'est une première en 10ans de festival). De nombreux contrôle en gare de Turin, de Bardonnechia, aux frontières ou aux péages, des expulsions et interdictions de territoire ont été pris.
Pendant la manifestations, les manifestants de San Didero seront controlé-es en masse à la gare de Bruzolo. Sur tous les cortèges, les lacrymogènes ont plu. Présence d'un hélicoptère toute la journée du samedi, au dessus de la manifestation, mais aussi du festival.
Mais c'est à la fin du festival qu'il y aura le plus de pression. Des contrôles de masse, appuyé par des prise d'image directement à la sortie du festival alta felicita [2], barrage routier, interpellations et expulsions de français ou d'allemand, interdiction administrative. Il y a 2 personnes incarcérées [3]. La DIGOS (RG, police politique italienne) revendique plus de 3000 prises d'identités.
Lundi 27 juillet, la vallée fut transformé en zone militaire pour une visite ouin ouin de Giorgia Meloni. Les politiciens, la présidente fasciste en tête, font dans la surenchère en utilisant le vocabulaire du terrorisme et demande le renforcement de l'arsenal policier. [4]
Le mouvement No TAV dénonce cette répression et précise que le Val de Suse continue, et ce depuis 30ans, a être un laboratoire de répression et d'occupation territoriale pour imposer un projet rejeté par les habitant-es.
Le mouvement No TAV reste solidaire !
Nous sommes accusés de dévastation, mais nous l'avons trouvée en arrivant ! Et nous nous défendrons toujours, tant contre la dévastation que contre ceux qui la défendent. Par conséquent, nous ne prenons pas nos distances avec ceux qui ont attaqué les chantiers et blessé les policiers samedi. Bien au contraire, nous en revendiquons la responsabilité
A déclaré Nicoletta Dosio, figure historique des No TAV lors d'une conférence de presse organisé par les No TAV
La violence et le terrorisme c'est l'occupation du territoire par les forces policières au service d'un projet inutile. La dévastation c'est les chantiers et les infrastructures qui balafres les vallées ! Alors comme dise les italien-nes : Siamo tutt* Black Bloc* !!
[1] https://www.notav.info/post/siamo-sempre-qui
[2] https://www.corriere.it/cronache/26_luglio_28/no-tav-identificazione-di-massa-venaus-6b007489-ef3a-4451-ab7c-819f1faf2xlk.shtml
[3] https://ilmanifesto.it/no-tav-la-procura-vuole-il-carcere-per-i-due-tedeschi-arrestati
[4] https://www.osservatoriorepressione.info/dalla-val-di-susa-al-terrorismo-di-piazza-la-nuova-frontiera-della-criminalizzazione-del-dissenso/
Publié le : 31 juillet 2026 18:59
Chambéry Libertaire

